CENTRE D'ETUDES ET DE RECHERCHES EN SCIENCES SOCIALES
CERSS
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Université ouverte euro-méditerranéenne "Transitionsdémocratiques comparéeset développement social"
Session d'été 11-14juillet 2007,Tétouan-Martil
 L’UDS, session été 2007, traitera, dans le sillage des précédentes  éditions, de problématiques ancrées dans la thématique générique des processus de démocratisation, dans une perspective comparée.

Cette édition sera déclinée en quatre volets : (I) la mémoire politique, (II) les processus électoraux, (III) les rapports entre le politique et le religieux, et (IV) «  Nous et l’Amérique latine »..

Parallèlement à ce programme, l’UDS offrira aussi l’occasion de rassembler tous les observateurs des élections de septembre 2007 aux niveaux central et régional.

L’UDS permettra également de « boucler » le programme de la formation des formateurs entrepris par le CERSS à partir de juin 2006 au niveau central.

I.            La question de la justice politique fera le bilan du travail effectué jusque là : bilan d’étape, définitions, délimitations, évaluations ...

  De même, elle formulera des interrogations sur les intentions, les objectifs et les projets, des interpellations sur les méthodes et les résultats, ainsi que des objections sur les limites et les possibilités.

Par ailleurs, elle tentera d’explorer les perspectives à venir, les orientations, les tendances (participations d’experts, chercheurs, militants des droits de l’homme, organisations, témoins ..)

II.            Processus électoraux et démocratisation

a-            l’étude des processus électoraux et des environnements politiques et normatifs réglementant l’accès et la gestion du champ politique dans les pays de la rive sud de la Méditerranée présente nombre de caractéristiques et en particulier le caractère volontariste de l’ingénierie électorale semble plus accentué que dans les pays démocratiques consolidés. Ce constat valable pour l’ensemble des situations est à relier à la diversité des contextes (système de compétition relativement ouvert, avec des mécanismes de régularisation et conciliation avec les équilibres constitutionnels et politiques fondamentaux – Maroc, Jordanie -, un système de compétition ouverte mais déterminé, par des conditionnalités étrangères –Palestine-, un système de compétition ouverte déterminé par des contraintes endogènes de type confessionnel –Liban-, etc…)..

b-            Un diagnostic préliminaire des paysages politiques dans plusieurs contextes (dans les pays arabes) permet de dégager des tendances lourdes concernant le fait partisan

        En raison du caractère semi-ouvert ou semi-concurrentiel du paysage politique post autoritaire, les règles organisant la vie politique (loi électorale, loi sur les partis politiques, accès aux médias publiques…) deviennent de plus en plus négociées.

        Affirmer l’existence d’un contexte post-autoritaire, implique une refonte de l’agenda relatif à l’ingénierie électorale et les modalités de régulation de la vie politique …

c-            Propositions de recherche

        Le champ politique semble aujourd’hui de moins en moins régulé par des interventions autoritaires directes et extra-légales et de plus en plus structuré par des arrangement résultant d’un processus de négociation aboutissant à des lois et des règlements d’où les thématiques actuelles, avec des contenus propres à la phase en cours : lois et règlements concernant la constitution, organisation et financement des partis politiques, ingénierie électorale (découpage électoral, mode de scrutin, seuils d’éligibilité et de représentation…), processus de négociation, participation de la société civile, élargissement de la marge d’autonomie des partis, performance de l’institution parlementaire.

        Postuler l’existence d’un processus de juridicisation progressive des rapports politiques, d’appropriation de plus en plus affirmée de l’idée de l’Etat de droit … Si au Maroc, il est possible d’étudier l’impact de l’ingénierie électorale (découpage et mode de scrutin, en Jordanie il peut être entrepris de délimiter un « seuil acceptable » de participation des partis islamistes à travers une ingénierie électorale limitant les chances électorales de ces partis …

III.            Politique et religion

L’UDS consacre en partenariat avec le FCDM le second volet de ses travaux à la question des rapports entre « Politique et religion »

Il s’agit dans ce vole de :

- Dresser l’état des lieux en termes de pratiques politiques et de savoirs ;

- Poser les questions relatives à l’existence de politiques publiques dans le domaine de la religion, des typologies, des évaluations ;

- Analyser les configurations associatives sur cette problématique ;

- Explorer les valeurs qui d’un point de vue civil pourraient permettre de répondre aux défis posés par cette relation ;

Il s’impose d’abord de dresser un état des lieux des pratiques et des savoirs autour et sur le rapport politique / religion, de passer en revue les postures anciennes et nouvelles et de tenter de cerner l’apport des vagues successives d’études et de recherches sur les phénomènes fondamentalistes et expressions,  leurs trajectoires, et les regroupements les plus radicaux des phases suivantes. L’effort porte sur le Maroc en particulier, mais la comparaison avec d’autres accumulations est au centre de l’intérêt.

La question du rapport Politique et Religion peut paraître archaïque, sorte d’interférence où chaque composante brouille l’autre, dans la mesure où l’on n’est ni en l’une ni en l’autre, à la fois matrices et contenus..

Est-il une (ou des politiques) religieuse(s) ? Une politique publique dans cette perspective aurait-elle du sens dans une réalité qui d’emblée articule les deux termes, sans permettre en même temps de les distancier.

Il s’impose de continuer à théoriser, à conceptualiser, à problématiser les complexités de la question à la lumière des évaluations en cours …

Par ailleurs il est nécessaire de procéder aux inventaires, de dégager des polarisations, d’effectuer les historicisations, de capter les changements et évolutions, d’une phase à l’autre, d’un pouvoir à l’autre, d’un acteur à l’autre.

Comment la société, dite « civile » (mouvement associatif, mouvement syndical, mouvement social ..) se positionne-t-elle par rapport à la question religieuse au sein de la cité ?

La réflexion ne concerne pas seulement les différentes configurations associatives face à la question islamique, islamiste, délibérément laïques ou autres .., mais des évènements des faits et des activités (le code de la famille, le 16 mai, l’article sur Tsunami, l’affaire Nadia Yassine..)

Au-dela-de l’analyse, peut-on proposer les éléments d’une vision, prenant en charge le domaine de manière civile : une civilité non obsédée  par les réponses et contre-réponses sécuritaires, préventives ou respectives, la rhétorique de la réponse par la lutte contre les misères et par le développement politique, économiques et social ..., la recherche de valeurs, de projets de société dans une perspective de tolérance, de diversité de pluralisme, de dialogue, de débats, de remise en cause de soi et des autres.

IV- Nous et l’Amérique latine

Quels enseignements puiser aujourd’hui dans les expériences de l’Amérique latine, dans le domaine du développement politique économique, social ? La réponse, réside t-elle dans les regards croisés que nous, Marocains, Maghrébins, Arabes d’une part et latino-américains d’autre part portons les uns sur les autres ?

Ou bien dans les comparaisons entre nos différents processus de démocratisation ? ou encore nos attitudes face aux défis de la mondialisation et les réponses que nous y apportons.. ?

Encore que le choix de cette préoccupation ne relève point de l’exotisme : l’Amérique latine n’est-elle pas souvent perçue comme une sorte de laboratoire où s’élaborent nombre d’expériences, en avance sur d’autres ères géographiques.

Peut-être alors s’agit-il de nos histoires futures ? A moins qu’à la lumière des dernières accumulations il faille revoir cette appréciation.

Le projet consiste à interroger les expériences de ces pays en matière de développement politique, économique et social à la lumière de nos préoccupations..

Les intersections latino-américaines, marocaines, maghrébines, arabes sont nombreuses : traces pré-coloniales (notre colonisation), coloniales insurrections et révoltes (le Rif), mouvement indépendantistes, justicialismes(s) de type péroniste, et autres modèles (libéraux, marxistes, néos, …) Ce n’est pas uniquement de regards croisés les uns sur les autres qu’il s’agit, mais de positionnements réciproques, de métissages culturels plus ou moins directs.

Ce volet se propose d’explorer les différents niveaux de comparaison :

- Dans le domaine de la justice politique. L’Amérique latine a été relativement présente dans notre mémoire politique : nous avons tenté de nous définir par rapport aux façons de faire des pays de l’Amérique latine.

- De manière plus large nous tentons constamment de comprendre notre processus de projet de démocratisation par rapport à eux…

- En fait la problématique au développement politique, économique et social en Amérique latine, - avec ses réalisations, ses innovations, ses succès, mais aussi ses impasses ses défaillance ses échecs – sollicite notre attention.

- Par rapport à nous, l’Amérique latine, c’est aussi le profil de tel pays annoncé (depuis longtemps déjà)  comme une puissance à venir (tel le Brésil) ou d’expériences modèle, de tels autres caractérisés comme des occasions manqués, les initiatives à la Chavez, les résistances cubaines au changement, les flux et reflux de la gauche…

- Derrière ces images, se profile la question de notre place et notre rôle dans les processus de mondialisation et les réponses à leurs défis.

 

 Mercredi , 11 juillet 2007 

 Arrivée des participants et des intervenants .

Inscription dans les ateliers

18h-19h :Rencontre des participants à la 4eme session de l’Université d’été (U.D.S) avec les organisateurs . Pléniére I

19h-20h30 : Conseil National du FCDM pour les membres accrédités du Forum

Soirée libre 

Jeudi , 12 juillet 2007 

9hà10h : Ouverture .Mr Le Président du CCDH. Plénière II 

10h à11h 30: Mémoire politique et justice transitionnelle  . Plénière III

Ali Karimi :Impunité et justice : une expérience marocaine.

Abderrahim Maslouhi :L’ I.E.R . Justice et démocratisation

Abdelaziz Nouidi, L’expérience marocaine de justice transitionnelle

Mustapha El Khalfi :L’avenir de la justice transitionnelle au Maroc.

Barbara           : Regards sur les droits de l’homme 

12h-13h30  : Nous et l’Amérique Latine, Plénière V

 Guy Bajoit :Les voies du développement en Amérique latine de la seconde moitié du vingtième siècle,

Bouchra Sidi Hida , Altermondialisme marocain et altermondialisme international

Abdallah Saaf ,Perceptions marocaines de l’Amérique latine

 13h30 :Déjeuner 

15h30 17h :Ateliers I ,II ,III,IV,V,VI,

17h30-19h :Ateliers I ,II ,III,IV,V,VI,

19h30-21h :Dîner

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